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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 21:40

Chers Bizertins, Chères Bizertines, chers Tous,


Revenons un peu en arrière et regardons l'article "Au marché de Bizerte".
Pour avancer dans la compréhension de l'histoire de Bizerte, je vous ai soumis, sous forme de devinette, deux questions:  une relative aux points d'amarage, pour le moins insolites, que nous rencontrons un peu partout sur le port, l'autre concernant le bateau restaurant, le Phénicien. 

Ce Bateau est une trirème ou trière. C'est un genre de galère phénicienne mouvant grace à la force du vent qui s'engoufrant dans les voiles fait avancer le bateau et aussi, grace aux mouvements des rames actionnées par des esclaves et des captifs.

Regardez la vidéo qui suit et vous allez avoir une idée sur son histoire.


La trirème du vieux port ou "le Phénicien".

 

 

LA NAVIGATION PHENICIENNE.

Pour mener avec succès la navigation et le commerce, il fallait aux Phéniciens la conjonction de trois facteurs : un bon usage des îles, un bon usage des courants maritimes et de bons bateaux. Au tout début, la découverte de la mer s'est faite par petites étapes, en appliquant le principe du petit cabotage. Ce système de navigation s'effectuait à proximité de la façade maritime, en vue des côtes, reliant deux ports de moins de 25 à 30 milles marins. De ce fait, les marins utilisaient des embarcations de moindre tonnage, en fonction de la distance à couvrir et de la charge à transporter.

Afin de pouvoir élargir leur champ de navigation, les marins phéniciens ont commencé par s'approcher des îles qui étaient à mi-chemin entre leurs cités et les autres régions du monde antique. La Méditerranée offrait cette possibilité : dans le bassin oriental, les continents (Europe, Asie et Afrique) sont reliés les uns aux autres par des îles qui morcèlent l'espace et raccourcissent les étapes tout particulièrement dans la moitié nord d'où la navigation vers l'Ouest se faisait par Chypre, la côte d'Asie Mineure, la Crète et les îles de la mer Égée. On raconte que Cadmos, parti à la recherche de sa sœur Europe enlevée par Zeus, suivit ce même parcours.

Au-delà des îles grecques les étapes devinrent plus longues. Les marins appliquèrent alors le système de navigation au long cours, elle se faisait à une distance beaucoup plus grande des côtes mais en gardant autant que possible la terre en vue. Pendant la nuit, quand l'itinéraire ne permettait pas de s'arrêter, l'orientation du navire était assurée par l'observation de la constellation de la Petite Ourse, connue dans le monde antique sous le nom d'Étoile phénicienne. Les navigateurs effectuaient des escales, indispensables à l'approvisionnement en vivres et aux réparations éventuelles.
Les bateaux phéniciens étaient de divers types et naviguaient à la voile carrée. La rame était réservée aux manœuvres complémentaires : entrées et sorties des ports, virements de bords, abordages. Les navires de transport, utilisés pour les activités commerciales, furent appelés gauloï (ronds) par les Grecs, en raison de la rondeur de leur coque. Leur capacité de charge était très grande et leurs dimensions correspondaient à environ 20-30 mètres de long et 6-7 mètres de large. La poupe était arrondie et se terminait par un ornement en queue de poisson ou en volute. La proue, elle aussi curviligne, était décorée d'une frise zoomorphe (tête de cheval ou d'hippocampe). Sur le flanc de la proue étaient représentés deux yeux qui avaient une double valeur symbolique : rendre la route visible et intimider les ennemis.

 


La propulsion de ces navires était assurée par un grand mât, qui soutenait une voile fixée par une vergue et orientée en fonction de la direction du vent. La conduite dépendait d'un gouvernail constitué d'une rame à grandes pales asymétriques, disposée à gauche, à proximité de la poupe. Sur le pont se trouvait l'abri de l'équipage (vingt hommes) et la cuisine de bord.

Quant aux navires de guerre, ils étaient plus étroits que les navires de commerce. La poupe était semblable à celle des navires de commerce tandis que la proue en différait sensiblement. Elle formait la partie la plus importante du navire et constituait une arme offensive pour le combat. A l'extrémité se trouvait l'éperon ou rostre, pointe de bronze qui servait à briser les flancs des navires ennemis. La propulsion des navires de guerre était plus complexe, car il était indispensable, au cours de la bataille, d'évoluer et de changer de cap brusquement afin de frapper l'ennemi avec le rostre, en évitant soi-même les coups portés par les navires adverses. Pour cette raison, deux mâts se dressaient sur le pont : celui du centre portait la grand-voile et un autre, situé à la proue, portait une petite voile et permettait de piloter le navire même avec des vents transversaux.


Le navire phénicien le plus ancien et le plus élémentaire était la pentécontore. Elle avait une longueur d'environ 25 mètres, un équipage de 50 rameurs (également répartis des deux côtés), auquel il faut ajouter le commandant, le second, le pilote ainsi que les hommes qui manœuvraient les voiles et dont le nombre ne dépassait pas dix. Mais le navire le plus célèbre reste la trirème, maîtresse incontestée de la Méditerranée entre le VII et le IV siècle av.J.C. Ce navire pouvait recevoir un équipage d'environ 180 hommes. Les navires qui suivirent, la quadrirème et la quinquérème, furent construits par les chantiers navals de Carthage. Les équipages de ces navires étaient respectivement de 240 et de 300 hommes, affectés à 30 rames de chaque côté, plus les marins charger de manœuvrer les voiles. La vitesse maximale que l'on pouvait atteindre, grâce à l'usage simultané de deux modes de propulsion - voile et rame - et seulement sur des petits parcours, était de 5 à 6 nœuds.
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commentaires

alia 13/04/2009 11:36

salut mahmoud, merci pour ce voyage a travers les temps.bon travail et on attend encore plus .

M ABIDI 13/04/2009 12:49


merci et à trés bientot.


Haifa 09/04/2009 20:46

Oui, encore une fois merci! Que de la nostalgie...

M ABIDI 09/04/2009 21:04


Merci Haifa, j'espere que tu nous feras de belles photos quand tu seras à Bizerte.
Bonne soirée et travaille bien.


mohamed labidi 07/04/2009 11:54

merci mahmoud vraiment tu nous gates

M ABIDI 07/04/2009 12:40



Tout le plaisir est pour moi. à la prochaine. Bien à toi